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Actualités

Notre actualité

04/01/2018

La news du 4 janvier 2018


A l’orée d’une nouvelle année calendaire, les bilans et perspectives annuels s’amoncellent, alors même que les phases de marché n’ont a priori aucune raison d’être calquées sur le calendrier civil. Ce sont davantage les rythmes d’activité économique, des politiques monétaires et des sentiments de marché qui déterminent les bourses.
A l’orée d’une nouvelle année calendaire, les bilans et perspectives annuels s’amoncellent, alors même que les phases de marché n’ont a priori aucune raison d’être calquées sur le calendrier civil. Ce sont davantage les rythmes d’activité économique, des politiques monétaires et des sentiments de marché qui déterminent les bourses.

Eu égard à ces trois facteurs, dans quelle phase de marché nous trouvons-nous actuellement ?

Du point de vue de l’activité économique, la situation paraît très simple : c’est l’âge d’or. Depuis un an maintenant, le rythme économique mondial est soit stabilisé à un bon niveau, comme aux Etats-Unis ou en Chine (ou même en Inde, avec plus de variabilité), soit en rebond marqué en Europe, au Brésil, en Russie. Et cela, sans inflation ! Si l’évolution de la Bourse ne tenait qu’à l’activité économique, ce ne serait pas difficile : ce serait l’euphorie.

Mais la vigueur de la Bourse dépend également des taux d’intérêt, et plus largement de la liquidité mondiale. Et sur ce plan, il faut déchanter : aux Etats-Unis, la Fed est en train de remonter ses taux, et cela pourrait durer plusieurs années. La zone euro réduit progressivement son stimulus monétaire et devrait ensuite passer elle aussi à une phase de remontée des taux. De même pour la Banque centrale Chinoise qui est devenue légèrement moins accommodante ces derniers mois. Seules certaines banques centrales des pays émergents restent en phase d’accommodation progressive. Il faut donc faire très attention ; les prochaines années s’annoncent comme une mise au régime du bilan excessivement gonflé des banques centrales occidentales.

Enfin, du point de vue du « sentiment de marché », l’humeur est excellente : les bonnes publications économiques éclipsent aux yeux des investisseurs les sérieuses raisons de préoccupation telles que : la dette mondiale qui n’arrête pas d’enfler par rapport au PIB (notamment en Chine, mais aussi aux Etats-Unis, surtout après la réforme fiscale de D. Trump) ; les gains de productivité occidentale qui sont minimes ; les inégalités de revenus qui progressent partout ; les prix de l’immobilier qui globalement n’arrêtent pas de monter dans les grands centres urbains… et les nombreux ferments de conflits qui pourraient dégénérer comme en Iran, en Corée du Nord, au Pakistan, voire au Moyen-Orient. Là aussi, attention à un dégrisement violent si jamais les données économiques sont moins euphoriques.

En conclusion, comment faut-il se positionner ? A court terme, il semble que tout aille bien. Nos portefeuilles restent nettement investis en actions. Mais au-delà des quelques semaines ou mois à venir, il faudra impérativement rester agile pour négocier au mieux l’assèchement des liquidités mondiales et le dégrisement périodique des investisseurs.