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Notre actualité

13/11/2017

La news du lundi - 13 novembre 2017


L’ombre d’un doute, de Washington à Wall Street Aux Etats-Unis, la réforme fiscale claironnée par Donald Trump pendant sa campagne peine à se frayer un chemin à travers les assemblées législatives.
Un an après son élection présidentielle (dix mois après son entrée en fonction), cette mesure phare du programme, comme les autres mesures-clé, semble toujours à l’état d’ébauche. La Chambre des représentants et le Sénat, tous deux pourtant dominés par les Républicains, portent à ce jour des projets encore assez différents. La conciliation prendra du temps, à supposer même qu’elle aboutisse… Or le temps est compté car la majorité républicaine au Sénat est mince (52 sièges sur 100) et pourrait encore se réduire à l’occasion d’une élection locale. Et les élections de mi-mandat sont dans un an. Au vu de la courbe de popularité du président, mal orientée, il est difficile d’imaginer que les Républicains en sortent renforcés.

Donc, du point de vue Républicain, le temps presse, mais la réforme patine. C’est ce qui peut expliquer en partie la baisse des petites capitalisations américaines la semaine dernière (-1.3 % pour le Russell 2000). Les très grandes capitalisations, notamment celles qui sont liées à la technologie, n’en ont guère pâti car elles sont moins concernées par cette réforme et leurs publications de résultats ont été favorablement accueillies.

Mais si l’on prend un peu de recul, ces atermoiements législatifs sont-ils si regrettables ? Quel est l’intérêt de lancer une réduction fiscale, synonyme de stimulus budgétaire financé par un accroissement de la dette d’Etat, à la fin d’un cycle économique long et stable ? N’est-ce pas au moment où « tout va bien » (chômage à 4,1%, croissance autour de 2%) qu’il faut préparer des temps plus difficiles en contrôlant la dette ? N’est-ce pas à la fin de l’été qu’il faut constituer des provisions pour l’hiver, au lieu de vider ses poches ?

C’est d’ailleurs bien ce que la Fed tente de faire en montant graduellement les taux, malgré la faible inflation.

Dès lors, ces difficultés politiques, et l’affadissement qu’elles laissent présager pour la réforme fiscale, aideront peut-être le marché à éviter une surchauffe rapide. A moyen terme, on peut le voir comme une bonne nouvelle.

Le contexte économique restant porteur malgré les imbroglios des réformes de D. Trump, nous n’avons pas jugé opportun de modifier significativement les allocations dans les portefeuilles. Ils sont toujours nettement investis en actions.