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Notre actualité

27/11/2017

La news du lundi - 27 novembre 2017


Un vieux continent en pleine forme, malgré sa faiblesse dans le secteur Internet La zone euro ne cesse de surprendre par la vigueur de son économie cette année. Mois après mois, la croissance du PIB a été revue à la hausse : estimée au début de l’année à 1.3%, le consensus l’estime aujourd’hui à 2.2%. La tendance peut en outre laisser espérer de nouvelles révisions haussières, d’autant que les indices de sentiment économique, comme l’IFO allemand, battent record après record. (Au passage, cela met à nouveau en lumière le faible caractère prédictif des inévitables conférences de début d’année portant sur le thème "perspectives sur l’année prochaine"…)
Et pourtant, l’Europe n’héberge pas les plus grosses entreprises des secteurs qui ont le mieux performé dans les bourses mondiales cette année, à savoir les valeurs liées à la technologie, aux Réseaux Sociaux et à la distribution sur Internet. Les plus grosses sont américaines ou chinoises : aux Etats-Unis, Google/Alphabet (+34% en USD depuis le début de l’année), Apple (+53%), Amazon (+60%), Facebook (+59%); en Chine, Ali Baba (+116%), Tencent (+120%)… Source : Bloomberg.

Mais dans certains secteurs technologiques pointus, l’Europe abrite des entreprises qui ne déméritent pas face aux grandes américaines ou chinoises. Par exemple, Wirecard (+115% sur l’année), Ubisoft (+105 %), STMicroelectronics (+87%)… C’est dire que l’Europe possède une belle réserve de performance économique et boursière : malgré son absence des plus grandes capitalisations mondiales dans le domaine technologique, elle est intégrée à la révolution digitale en cours, mais dans des secteurs moins visibles, moins liés à la grande consommation. Elle peut donc apparaître comme un creuset d’opportunités de marché encore peu entamées.

Encore faut-il pour cela que l’Euro ne s’apprécie pas excessivement face au dollar US. C’est là le revers de la médaille : les bonnes surprises sur la zone euro se sont accompagnées d’un renchérissement de l’euro, défavorable aux entreprises exportatrices. Si la bonne santé économique perdure, la situation pourrait s’aggraver : c’est la rançon du succès (économique).

Conséquences de ce point de vue dans nos portefeuilles : ils sont toujours fortement exposés aux actions (selon leurs profils de risque respectifs), en particulier aux actions européennes ; et par ailleurs l’exposition au dollar US a été progressivement réduite au cours des dernières semaines dans le fonds Stamina Patrimoine.

Ce positionnement pourrait rester stable au cours des prochaines semaines, à moins d’un bouleversement majeur inattendu.