En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer des contenus adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation du site. Pour plus d'informations, gérer ou modifier vos paramètres de cookies, cliquez-ici.

Fermer x

Actualités

Notre actualité

13/04/2018

Note de marché - 13/04/2018


Retrouvailles sur le marché
Depuis février de cette année, le marché a retrouvé ce qui lui manquait depuis un an : sa volatilité, qui fait sa vitalité, et in fine sa rentabilité.

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017, la volatilité de l’Euro Stoxx 50 était tombée à des niveaux historiquement faibles. Il ne se passait presque plus rien sur les indices. Ce n’était pas tenable longtemps, mais on se demandait bien ce qui pouvait casser ce sortilège : ni les gesticulations de D. Trump, ni les discours des banques centrales ne le faisaient vibrer.

Sur le marché actions américain, il faut même remonter à l’élection de Donald Trump fin 2016 pour trouver les niveaux de volatilité que nous connaissons depuis deux mois. Entre temps, c’était le calme plat, du moins en surface.

Depuis janvier dernier, le marché a aussi renoué avec un état de fait très rare, connu seulement en 2000 et 2007 : la volatilité dite « implicite » (déduite du prix des options) du marché actions américain est passée au-dessus de la volatilité implicite de l’Euro Stoxx 50, alors que c’est la situation inverse qui prévaut généralement.

Il faut s’en réjouir, car l’histoire suggère qu’un régime inhabituel de volatilité basse ne peut perdurer longtemps. La volatilité finit par revenir vers ses valeurs moyennes, en passant par quelques épisodes extrêmes. Donc une volatilité basse pendant longtemps se paye par une volatilité haute ensuite.
En outre, si la rentabilité du marché se justifie par la prise de risque qu’il engage, quelle serait sa rémunération s’il n’était plus risqué ?

Bien sûr, cette volatilité est pénible à subir à court terme. Mais elle est saine. De nombreux facteurs de risque n’étaient pas suffisamment pris en compte jusqu’en février. Ils le sont désormais :
- Risque de tensions commerciales exacerbées par Trump.
- Risque de raréfaction des liquidités à cause de la disparition des programmes de soutien monétaire de la plupart de grandes banques centrales, à commencer par les Etats-Unis.
- Risque de correction boursière sur les valeurs ayant le plus monté ces dernières années, en particulier les actions liées aux nouvelles technologies.
- Risque plus global de valorisation trop élevée sur les obligations et les actions, notamment américaines.
- Risque de déception sur la macro-économie, après une année de bonnes surprises continues, en Europe surtout.

Tous ces risques sont réels. Mais chez Stamina, ils ne nous semblent pas immenses. Nous pouvons bien sûr nous tromper, mais nous avons du mal à penser qu’ils se matérialisent violemment, c’est-à-dire :
- que Trump mette volontairement à mal la croissance américaine en refroidissant nettement les échanges mondiaux,
- que les banques centrales retirent rapidement leur soutien au marché,
- que la révolution digitale cesse d’attirer des capitaux,
- que les valorisations se dégonflent rapidement tant que les taux d’intérêt mondiaux et l’inflation restent à des niveaux modérés,
- que la macro-économie perde sans raison particulière son dynamisme actuel.

Pour cette raison, nous avons conservé une exposition significative aux actions dans la plupart des portefeuilles gérés par Stamina AM.

Dans le fonds Echiquier Stamina Dynamique par exemple, l’exposition actions n’a guère varié depuis fin 2017 : elle se situe toujours aux alentours de 100% (sur un maximum autorisé de 130%).

Dans le fonds Echiquier Stamina Patrimoine, nous avons légèrement réduit l’exposition actions, non pas en raison des craintes (qui nous semblent exagérées) sur les guerres commerciales, mais parce que la macro-économie européenne a été moins porteuse récemment. Comme ce fonds est plus sensible par nature aux risques que le fonds Dynamique, nous en avons davantage tenu compte. Le fonds est ainsi exposé aujourd’hui à environ 45% en actions, alors qu’il a abordé l’année avec plus de 50% d’exposition.

Dans le fonds Echiquier QuantoStars, l’allocation est passé de 100% à 70% entre la fin 2017 et aujourd’hui. L’attractivité s’est détériorée suite à la hausse de la volatilité et d’un momentum moyen terme en perte de vitesse en particulier sur la zone européenne.

Comme la plupart des fonds actions mondiaux connaissent une performance négative depuis le début de l’année (en date du 12 avril 2018), il n’est pas étonnant que nos fonds soient également en territoire négatif.
Mais il nous semble que ce positionnement est le meilleur aujourd’hui. Il préserve les opportunités de rebond qui nous semblent avoir de bonnes chances de se matérialiser dans les prochains mois, pour peu que les craintes du marché s’estompent devant la réalité de la croissance mondiale.